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Thème 3 — L'organisation de l'activité

Sommaire

Thème 3 du programme CEJM. Comment l'entreprise combine ses ressources, ce qu'elle garde en interne et ce qu'elle confie à d'autres.

1. Les facteurs de production

FacteurContenuRémunération
TravailMain-d'œuvre, qualifications, compétencesSalaires
Capital fixeMachines, locaux, serveurs, logicielsAmortissement
Capital circulantConsommations intermédiairesConsommé dans le cycle

Les deux facteurs sont partiellement substituables : automatiser, c'est remplacer du travail par du capital. Ils sont aussi complémentaires : un logiciel sans personnel formé ne produit rien.

Productivité = production / quantité de facteur utilisée. Elle progresse par l'investissement, la formation, l'organisation et le progrès technique. Les gains de productivité permettent de baisser les prix, d'augmenter les salaires, les profits ou d'investir : c'est un arbitrage de répartition.

2. Valeur ajoutée et chaîne de valeur

Valeur ajoutée = valeur de la production − consommations intermédiaires. C'est ce que l'entreprise a réellement créé, et c'est elle qui se répartit entre salariés, actionnaires, État, prêteurs et autofinancement.

La chaîne de valeur de Michael Porter décompose l'entreprise pour identifier où se crée la valeur et où se situe l'avantage concurrentiel.

TypeActivités
PrincipalesLogistique interne, production, logistique externe, commercialisation, services
De soutienInfrastructure, gestion des ressources humaines, recherche et développement, approvisionnements

Lecture utile pour un BTS SIO : le système d'information est classiquement une activité de soutien. Mais dans une ESN, un éditeur de logiciels ou une plateforme, il devient une activité principale — ce qui change tout au raisonnement sur l'externalisation et l'investissement.

3. Faire ou faire faire

Faire (internaliser)Faire faire (externaliser)
AvantagesMaîtrise du savoir-faire, confidentialité, réactivité, indépendanceCoût réduit, accès à une expertise, charges variables, recentrage sur le cœur de métier
InconvénientsCoûts fixes, besoin de compétences raresDépendance au prestataire, perte de compétence, risque sur la confidentialité, qualité à contrôler

Formes d'externalisation en informatique : infogérance, TMA (tierce maintenance applicative), régie, forfait, hébergement cloud, offshore.

Règle de décision : on externalise une activité de soutien, banalisée, non différenciante. On garde en interne ce qui constitue l'avantage concurrentiel. Externaliser une activité stratégique fait perdre la compétence de façon durable — la réinternaliser coûte ensuite bien plus cher que ce qu'on avait économisé.

Les clauses contractuelles associées (SLA, réversibilité, propriété du code) sont traitées dans la fiche Contrats et services informatiques.

4. Les structures d'organisation

StructurePrincipeLimite
FonctionnelleDécoupage par métier : production, commercial, DSI, RHCloisonnement entre services
DivisionnelleDécoupage par produit, marché ou zone géographiqueDuplication des fonctions, coûts
MatricielleDouble rattachement : métier et projetDouble hiérarchie, conflits d'arbitrage
Par projetÉquipes constituées le temps d'un projetInstabilité, capitalisation difficile

La distinction de Burns et Stalker éclaire le choix :

5. Organisation du travail et qualité

ModèlePrincipe
TaylorismeDivision du travail, séparation conception / exécution, chronométrage
FordismeTravail à la chaîne, standardisation, hauts salaires pour soutenir la demande
ToyotismeFlux tendu, zéro stock, qualité totale, polyvalence, amélioration continue
Méthodes agilesItérations courtes, équipes autonomes, adaptation continue au besoin

La qualité se décline en démarche : norme ISO 9001 pour le management de la qualité, ISO 27001 pour la sécurité de l'information, roue de Deming PDCA (Plan, Do, Check, Act) pour l'amélioration continue. Le lien avec le B3 est direct : une certification ISO 27001 est souvent exigée par les clients d'un prestataire informatique.

À retenir