← B3 — Sécurité des SI

Acteurs institutionnels et obligations

Sommaire

Bloc B3.1 / B3.4 — savoir vers qui se tourner, et à quoi l'organisation est tenue. Question classique en étude de cas.

1. Qui fait quoi

OrganismePérimètreRôle
CNILFranceAutorité de contrôle des données personnelles : informe, conseille, contrôle et sanctionne. Reçoit les notifications de violation et les plaintes.
ANSSIFranceAgence nationale de la sécurité des SI : autorité nationale de cyberdéfense, publie référentiels, guides et recommandations, accompagne les opérateurs critiques.
CERT-FRFranceCentre gouvernemental de veille, d'alerte et de réponse aux attaques informatiques, rattaché à l'ANSSI. Publie bulletins et avis de vulnérabilité.
C3NFranceCentre de lutte contre les criminalités numériques de la gendarmerie : enquêtes judiciaires sur la cybercriminalité.
BEFTIParisBrigade d'enquêtes sur les fraudes aux technologies de l'information (préfecture de police) : service d'enquête spécialisé.
ENISAUnion européenneAgence de l'UE pour la cybersécurité : expertise, certification, coordination entre États membres.
Europol — EC3Union européenneCentre européen de lutte contre la cybercriminalité : coordination des enquêtes transfrontalières.

Distinction à retenir : la CNIL traite des données personnelles, l'ANSSI de la sécurité technique, et les services de police / gendarmerie (C3N, BEFTI) du volet judiciaire. Une même fuite peut concerner les trois.

2. En cas de fuite de données

  1. Qualifier l'incident : nature des données, volume, personnes concernées, gravité.
  2. Notifier la CNIL sous 72 h après en avoir pris connaissance (article 33 du RGPD), sauf si la violation est peu susceptible d'engendrer un risque.
  3. Informer les personnes concernées dans les meilleurs délais si le risque pour leurs droits et libertés est élevé (article 34).
  4. Déposer plainte auprès des services compétents (C3N, BEFTI) — c'est ce qui ouvre l'enquête pénale.
  5. Documenter la violation dans le registre interne, même si elle n'est pas notifiée.
  6. Conserver les preuves : logs figés et horodatés, images disque, chronologie.

Sanctions possibles : jusqu'à 20 M€ ou 4 % du chiffre d'affaires mondial annuel, le montant le plus élevé étant retenu — sans compter les actions civiles des personnes lésées et l'atteinte à l'image.

3. Veille et sources

Une veille organisée (sources identifiées, périodicité, restitution) fait partie des attendus du BTS, aussi bien en E5 qu'en E6.